Direction Artistique - Curatrice - Architecte 

Nomades, voyageurs, infortunés, exilés, conquérants et contestataires
HABITER LE CAMPEMENT 


2016 - Galerie haute des expositions temporaires, Cité de l'architecture et du patrimoine, Paris


© Gaston Bergeret

Nomades, voyageurs, infortunés, exilés, conquérants et contestataires
HABITER LE CAMPEMENT



C'est une réflexion sur les notions de l’habitat et du campement et la tension inhérente entre elles tant la forme des camps répond à d’autres besoins et d'autres desseins que ceux de demeurer et de s’approprier un territoire.

L’exposition interroge le rapport entre la notion d’habitat, qui implique une pérennité, et celle du campement, qui suppose un état provisoire. Cela dans le but de montrer que des contextes politiques, économiques et environnementaux ont conduit des milliers de personnes à s’établir et à s’organiser de manière durable dans des campements, pour « habiter » les camps et « faire ville ».

L ‘exposition est déterminée par  un corpus composé de six typologies de campements – nomades, voyageurs, infortunés, réfugiés, conquérants et contestataires – mis en place ou non selon le libre-arbitre de ses habitants, et pour chaque catégorie 45 cas contemporains illustrés par des reportages photographiques. Cet inventaire hétérogène de campements, ces marges qui ne sont pas si marginales, nous parlent de la société, d’un monde qui « s’encampe ». Nous découvrons des constantes transversales à l’univers du campement, qui tissent un lien entre les hommes, qu’ils soient forains, touristes, militaires, réfugiés ou astronautes. À l’aide de documents photographiques complétés par des analyses graphiques (réalisées par l’architecte Damien Antoni et son équipe) et une interview de chacun des membres du conseil scientifique, l’exposition illustre et propose une analyse des dispositifs constructifs et techniques en présence qui témoigne de leur ingéniosité.

Une scénographie inédite, proposée par le collectif d’architectes 1024, ainsi qu’un parcours sonore conçu par Jean Bellorini (TGP) et Marion Canelas.
À travers la définition de six catégories d’habitants des camps et l’illustration de chacune d'elles par une quarantaine de situations concrètes et actuelles, l’exposition entend proposer un regard inédit sur une question d'actualité rarement observée à travers le prisme de son architecture.

Fiona Meadows , commissaire


Exposition produite par la Cité de l'architecture & du Patrimoine 

Soutiens  L’exposition a bénéficié du concours de l’agence photographique Gamma Rapho Keystone, du partenariat de Central DUPON Images et du soutien des membres du Club entreprises de la Cité.


Colloques :
"Un paysage global de cAmp", auditorium de la Cité de l'architecture , 2014

Cycle “Ensemble”, Maison de l'Architecture · Genève, 2018

TV France 5 , Fiona Meadows et Michel Agier

Article : 
Fiona Meadows, L 'éloge de la débrouille , 2 mai 2016, La croix


Vidéo :
    Teaser : Habiter le campement

    Film de la scénographie : Prendre la tengante Scenographie








    Le catalogue : Habiter le campement. Nomades, voyageurs, infortunés, exilés, conquérants, contestataires
    - Sous la direction de Fiona Meadows
    17 x 24 cm / 320 pages / avril 2016 - Textes : français ISBN : 978-2-330-06039-8
    Edition Acte sud et Cité de l’architecture & du patrimoine

    Architectures de nomades, de voyageurs, d’exilés, d’infortunés, de conquérants et de contestataires : Habiter le campement interroge le rapport entre la notion d’habitat qui implique une pérennité, et celle du campement, qui suppose un état provisoire. Les contextes politiques, économiques et environnementaux actuels ont en effet conduit des milliers de personnes à s’établir et à s’organiser de manière durable dans des campements, pour «habiter» les camps et «faire ville». Comment habiter dans des zones insalubres, inhospitalières ? Comment habiter en toute liberté, avec les moyens du bord ? Peut-on habiter autrement ?
    Le livre, qui compte plus de 300 illustrations, explore les différentes facettes de cet habitat, telles qu’elles se déclinent aujourd’hui.